Hier soir, je suis allée au ciné avec des amies voir "Le premier jour du reste de ta vie" avec Jacques Gamblin et Zabou BREITMAN.
Ce fut comme une claque, une secousse. Le film m'a fait prendre cruellement conscience du temps qui passe et des mauvais chemins dans lesquels je m'étais fourvoyée...
La vie se charge de nous mettre autant de claques dont nous avons besoin pour que nous apprenions de nos erreurs.
Avec la meilleure volonté et prenant sur leur temps et leur loisirs, nos amis tentent en vain de nous ouvrir les yeux. Comme dirait mon amie Thi Thanh, Bouddha, Allah, Jésus, Socrate et tous les grands penseurs pourraient bien nous parler que nous n'entendrions pas.
Il faut que le déclic se fasse.
Et le déclic s'est fait.
Je suis rentrée à la maison en ayant pris une résolution.
Avant de les écrire, j'ai pesé chaque mot chaque intention pour ne pas faire souffrir, et j'ai tourné la page.
Aujourd'hui est le premier jour du reste de ma vie.
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Il papote le bon enfant
salon de thé arôme agrume
citron violet dans l'ombre prune
sur ton grand teint en contrechamp
d'ennui bleu gris bien étonné
quand
un mot brûlant fauve en vers libre
griffe soudain sur le salpètre
ombre chinoise du poète
son visage pauvre amoché
de pendu fou cherchant en vain
la corde au dessus de sa tête
j'adore regarder les mains...J'y accorde une grande importance, que ce soit à celles des bébés ou à celles des gens que je croise.
Je suis fascinée par les mains...
Normal...Je pense aussi au pouvoir des mains
au langage des sourds
à l'imposition des mains
et aux caresses...
Sans oublier la poésie...
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Paroles de mains
Les mains en lien
Les mains en partage
Les mains en héritage
Sur les parois des grottes
A jamais glissées
Creusées, tracées
Le passé à portée de main
Dont les ondes s’échappent
Et nous rattrapent…
Il ne faut pas avoir peur du passé
Dans nos yeux s’allume le flambeau
Il n’est pas utile de lire
Mais laisser venir à soi
Ces signes flottants du passé.
A la lueur de la bougie
Les mains s’éclairent
En toute transparence
S’illuminent
Transparence d’avant-hier
En marche vers nos demains.
Aliénor
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Un jour un poète que je cherche désespérément d'ailleurs m'avait écrit ceci au sujet de mes mains.
LA
VALSE DES MAINS.
Maite, très animée, raconte...
Des gestes souples accompagnent ses mots,
C'est tout un poème!
Ses mains virevoltent et fascinent.
Les articulations fines, évoluent
avec douceur,
Elancées, soignées, ces mains évoquent des fleurs.
Les ongles polis brillent avec éclat.
Les mains offertes découvrent des collines
Que l'on nomme mont de vénus, mont de la lune.
Mont de Saturne, mont d'Apollon.
Elles glissent l'une sur l'autre,
Se ferment, s'ouvrent, s'enroulent.
Dévoilent des nervures comme celles
des feuilles
Ou de jeunes fougères.
Ses mains se donnent à pleine-main,
A pleine mesure et c'est un régal
Que de les voir si belles.
Pirouette gracieuse du poignet,
La main s'agite, flotte légère,
Elégante. -- MB
'(Si quelqu'un connaît ce poète, qu'il me fasse signe. Il signe MB ou MABOULE. Je regrette tant les échanges poétiques avec lui sur EVENE).
Parce que j'ai lu ce matin un article qui m'a beaucoup touchée.
A écouter ce soir, sur la terrasse en regardant le coucher de soleil, en buvant un petit apéro !
Santé !
A temps perdu j'aime bien m'installer confortablement à faire les mots croisés ou flêchés. Je ne suis pas accro mais passionnée. Un souvenir, lorsque nous prenions le train pour partir en vacances ma grand-mère et moi - elle-même amoureuse des mots - sortait son journal, son crayon gomme et me mettait dans la connivence. Ainsi je fis mes premières mains dans les grilles. A l'époque le voyage était long, et seuls les mots croisés existaient dans la presse. Elle aimait bien ceux difficiles du FIGARO ou LE MONDE. A la maison, elle n'hésitait pas à chercher dans le dictionnaire les mots étranges dont elle ne connaissait pas la signification. Sport cérébral non lucratif et non coûteux.
Ainsi peut-être naquit chez moi ce plaisir. Savez-vous que les mots croisés étaient autrefois les mots carrés , des grilles sans cases noires avec un même nombre de lignes et de colonnes. Les mots étaient lus horizontalement et verticalement. Et c'est au XXe siècle qu'un anglais Arthur Wynne propose un jeu nouveau en forme de losange sans succès en Angleterre. Il faut souvent s'expatrier pour se faire connaître.... En 1913 il se rend aux US et le New York World, journal américain, l'adopte et accroît du même coup son chiffre d'affaires. Mais Wynne comme beaucoup d'inventeur, ne protège pas son oeuvre et Morley Adams, un compatriote pas sympa, lui pique l'idée en fondant carrément une Agence de mots croisés. Succès assuré, devenu mondial.
Heureusement de grands écrivains et humoristes y ont ajouté leur verve aux définitions ce qui en fit tout le charme. A l'heure actuelle, encore, tout dépend de l'auteur des grilles, des plus faciles au plus difficiles, il faut souvent se creuser les méninges !
L'écrivain Georges Pérec, spécialiste des jeux de mots, publia en 1976 chaque semaine dans le journal Le Point des Mots croisés; Esprit es-tu là ? car il en fallait pour arriver à remplir ses grilles!
"La chair contre la chair produit un parfum, mais le frottement des mots n'engendre que souffrance et division."
"Nous voyageons pour chercher d’autres états, d’autres vies, d’autres âmes"- Extrait de son Journal - 1969
"Les chambres intérieures de l'âme sont comme la chambre noire du photographe. On ne peut y séjourner longtemps, sinon cela devient la cellule du névrosé"
" L'érotisme est l'une des bases de la connaissance de soi, aussi indispensable que la poésie " Extrait d’ Etre une femme et autres essais
Fille du compositeur cubain Joaquim Nin y Castellano, Anaïs Nin connaît une enfance cosmopolite et déracinée, qui lui donne le goût de l'errance et l'habitude des milieux artistiques. C'est à l'âge de 11 ans qu'elle découvre l'écriture. Elle y trouve la seule issue salvatrice possible à son drame intime : sa fascination amoureuse pour son père et la conscience de son incomplétude. Elle commence alors à tenir un journal, publié ultérieurement sous le titre "Journal d'enfance" Après une enfance à Neuilly et une adolescence à New York . elle épouse un banquier et revient avec lui en France En 1929, elle s'installe à Louveciennes, dans la maison où elle écrit son célèbre " Journal" (15 000 pages dactylographiées !) et qui devient l'un des salons littéraires et artistiques des années folles. Elle y réçoit Henry Miller (dont elle préfaça "Tropique du Cancer" en 1934) et son épouse June, dont elle est très proche, le psychanalyste Otto Frank, Antonin Artaud, Brassaiet toute la communauté américaine en exil.
Anaïs Nin entretient également une correspondance avec DH Lawrence. De retour aux Etats-Unis, elle écrit encore de nombreux romans.
'De toutes les femmes quej'ai connues au cours de ma vie, rares sont celles qui ont approché Anais en beauté, et en grâce féminine. Elle était à la fois une charmeuse, une aristocrate... et une personne farouchement réservée. Mais elle était aussi un écrivain au génie indéniable. Et toutes ces raisons additionnées font qu'elle appartient désormais au monde entier ...' Par Henry Miller


